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Donna summer : a hot summer right

8 h 35 min by Nathalie. Filed under: Infos générales

Donna summerVous aimez les rythmes chauds ? Non pas ceux des tropiques. Mais plutôt ceux humides et urbains des grandes villes américaines fortement colorés. Alors c’est le moment de retrouver madame Donna Summer. Impératrice du disco en son temps et reine toutes catégories des bons «grooves» qui vous donnent le tournis. Enregistrée sur la scène du Pacific Amphithéâtre de Los Angeles lors d’une chaude nuit d’été (d’où le titre, «A hot summer night»), Donna se donne pendant une heure vingt d’un spectacle qui réjouit autant l’œil que l’oreille. Elle y va bien entendu de ses grands succès : «Love is in control», «On the radio», «Hot stuff» jusqu’au fabuleux «State of indépendance» des sieurs Vangelis et Anderson. Chaque chanson est prétexte à un tableau soigneusement mis en scène. Avec force figurants et somptueux décors. Le public, aussi, n’est pas en reste qui participe totalement à cette performance. Très chaud le show. On peut le voir même plusieurs fois sans se brûler.

Asia in Asia

Le groupe Asia est, pour beaucoup, synonyme de rock «symphonique «pour ne pas dire grandiloquent, distillé à fortes doses répétitives. Ce concert live filmé au Budokan de Tokyo par la chaîne de télé américaine MN, reflète et amplifie cette sensation qu’on a d’entendre et de voir la même chanson pendant soixante minutes, même si de légères variations nous permettent de distinguer «Only time will tell» de «Heat of the moment» ou de «Sole survivor». Ce concert est filmé ultra-classiquement par David Mallet qu’on a connu plus inspiré, notamment lorsqu’il dirigeait David Bowie dans «China girl». Il faut dire, à la décharge de Mallet, que la présence scénique des membres d’Axis n’est pas des plus évidentes, exception faite de Cari Palmer, le bassiste, qui se démène comme un diable pour insuffler un peu de vie sur scène.

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Le jugement des flèches

8 h 33 min by Nathalie. Filed under: Infos générales

Le jugement des flèchesLe dernier jour de la guerre de Sécession, en Virginie, le dernier coup de feu est tiré par un soldat sudiste, O’Meara, contre le lieutenant nordiste Driscoll. Refusant de vivre sous la loi du vainqueur, O’Meara préfère rejoindre les Sioux, seule tribu indienne qui continue son combat contre les Yankees. Mais on n’est pas admis aussi facilement chez ces fiers guerriers : pour mériter la citoyenneté sioux, O’Meara doit subir le traditionnel jugement des flèches. Il y parvient grâce à l’aide d’un jeune squaw, Mocassin-Jaune, qui lui offre une cachette. Reconnaissant, O’Meara l’épouse. Les Sioux finissent par signer la paix avec les USA. O’Meara servira de guide aux ingénieurs qui viennent sur leur territoire construire un fort militaire. Comme on l’imagine bien, c’est le début de ses ennuis : s’il retrouve chez les Yankees l’officier qu’il a failli tuer, il y a les Indiens des têtes brûlées qui veulent absolument mettre de l’huile sur le feu. D’où : affrontements, massacres, supplices… Un homme blanc peut-il vraiment se faire Sioux ? C’est tout le sujet de ce curieux western antiraciste de Sam Fuller. Un film superbe, inclassable, puissamment joué par Rod Steiger, et dans un rôle de comparse sioux, un inconnu plein d’avenir nommé Charles Bronson.

Doc Holliday

Doc HollidayTout le monde connaît la plus fameuse histoire de l’Ouest, celle de Tombstone et de son règlement de comptes à OK Corral, dont les héros étaient l’US Marshall Wyatt Earp, ses frères, et le médecin alcoolique Doc Holliday. Dans les films de John Ford ou de Sturges, l’accent était mis sur Earp, figure classique du policier idéal, tandis que Doc Holliday n’était qu’un personnage secondaire. L’intérêt du film de Frank Perry est donc, d’abord, de centrer le récit sur lui. Ensuite, de donner une nouvelle version de cette saga légendaire – un peu comme Richard Lester avait revu et corrigé l’aventure de Robin des Bois dans «La rose et la flèche». Wyatt Earp devient ainsi un politicien ambitieux, qui s’attaque au clan des Clanton, moins par idéal légaliste, que pour renforcer son prestige et assurer sa réélection. Doc lui vient en aide parce que, rongé par la tuberculose, il sait qu’il va mourir bientôt et veut que son nom reste dans les annales. Bref, c’est un western complètement démythifié que nous propose Frank Perry – ce qui n’empêche pas que la composition de Stacy Keach en Doc Holliday soit absolument superbe, comme celle de Faye Dunaway dans le rôle de Kate Eider, l’entraîneuse qui partage sa vie. C’était le début des années 70 : peu après, on a pratiquement arrêté de tourner des westerns. Ce n’est pas un hasard. C’est la fin de l’épopée, la fin d’un certain rêve.