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02/15

A hard day’s night

8 h 49 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

A hard day's nightAprès les Stones, de qui pouvons-nous bien parler, mais des Beatles, nom d’une idole ! Vingt ans après les fameuses querelles qui divisaient les aficionados des deux groupes, la polémique repart de plus belle… pour rire, bien sûr. Côté cinéma, la balance swingue nettement du côté des «quatre de Liverpool» ; «A hard day’s night» (ou «Quatre garçons dans le vent») est le premier (et le meilleur selon certains) des quatre films ayant les Beatles pour interprètes. Ceux-ci ont d’abord eu l’intelligente idée d’en confier la réalisation à Richard Lester dont l’ironie impertinente fait merveille ici. Loin d’être écrasé par l’importance et la popularité de ses interprètes, Lester accorde leur personnalité à la sienne. Il parvient à rendre originale une intrigue au point de départ plutôt simple, à savoir deux jours dans la vie des Beatles. Mais rien ne se révèle aussi facile que prévu pour George, Ringo, John et Paul. Nos lascars ne sont pas au bout de leurs peines puisqu’ils affrontent une meute de groupies pures, dures et déchaînées, un réalisateur de télé hystérique et un commissariat de quartier. Le tout sur fond de «I wanna be your man», «I should’ve know better», «Can’t buy me love» et «She loves you» entre (plusieurs) autres bijoux millésimés 1964. A cela s’ajoutent des séquences additionnelles qui n’étaient pas incluses dans le film lors de sa sortie en salle. De quoi nous faire (presque) oublier les désagréments de la version française qui ne s’imposait pas vraiment.

Nena

Il paraît que le rock allemand existe. C’est l’évanescente Nena (née Suzanne Kerner) qui s’acharne à nous le prouver. Du haut de ses vingt-trois ans et entourée par ses quatre musiciens (dont le fiancé de mademoiselle reconverti en batteur), la brunette traverse de long en large les scènes de music-hall pour annoncer la bonne nouvelle. Nous, on veut bien faire semblant de la croire le temps de cette cassette qui nous relate « la tournée européenne triomphale du groupe de l’année, filmée par un œil magique auquel rien n’a échappé » (la jaquette dixit !). Pour ce voyage à l’œil d’une heure, nous avons droit à quelques vignettes pittoresques des principales villes visitées. Au Danemark, Nena prend des poses à la «petite sirène» d’Andersen devant les photographes, reçoit des disques d’or et chantonne le soir, histoire d’aiguiser son appétit. A Londres Nena distribue généreusement des autographes, et elle reçoit, bien sûr, des disques d’or à profusion et susurre un rock live avant de s’embarquer pour Paris. Là, elle fait mine de visiter le métro avant de se produire au Casino de Paris. Et qu’est-ce qu’on lui remet à l’issue de ce concert ? Mais des disques d’or, pardi (ça commence à bien faire !) Même topo à Lausanne, dernière étape de cette tournée. Le tout entrecoupé de ritournelles concoctées à la sauce Blondie et servies en vrac. Le hit maison, «99 Luftballoons» met un terme à ces réjouissances. Il était temps…