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Anne Parillaud l’éternel retour

14 h 39 min par Thierry. Filed under: Divers sujets

Anne ParillaudOui, elle existait bien avant « Nikita », sorti triomphalement il y a deux mois. Seulement, le malentendu entre la profession, le public et elle était si grand qu’une longue pause a suivi sa première période, celle où elle s’était illustrée en tant que « Delon girl » (« Pour la peau d’un flic », « Le battant»), puis «Woolite girl» (pub pour la firme du même nom). A l’époque, nous lui consacrions un article (n° 33 de mai 1984) où Anne nous disait tout, tout, tout sur sa formation (cours Florent sous la houlette de Francis Huster), ses désirs, sa bénéfique expérience théâtrale (face à Jeanne Moreau dans « L’intoxe», une pièce présentée pendant la saison 1980-1981) et, surtout, sa volonté de ne pas tricher. Un silence de cinq ans à peine interrompu par une apparition dans «Juillet en septembre », de Sébastien Japrisot, et revoilà Anne Parillaud « Ludessonisée » à mort dans « Nikita ». Cette fois, les compteurs se remettent à zéro, le temps pour elle de jouer (et gagner) dans un jeu qui tient du « on efface tout, on recommence» de la meilleure veine. On la redécouvre, on l’encense, on la porte aux nues. Bien fait, bien joué!

Catherine Deneuve Catherine for reveurs

Catherine DeneuveLa star. L’actrice française par excellence. Belle de Jour née à l’ombre des parapluies de Cherbourg, Catherine Deneuve illumine le 7e art de sa beauté et de son charme depuis plus de vingt-cinq ans. Les plus grands acteurs lui ont donné la réplique. Son prestige international lui vaut de tourner pour François Truffaut (« Le dernier métro», avec un César à la clé), Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, mais aussi Tony Scott, Luis Bunuel et Roman Polanski. Alfred Hitchcock lui propose même le rôle principal dans un de ses films quelques mois avant sa mort. Parfumée au n° 5 de Chanel pour les Etats-Unis. Marianne au bonnet phrygien à l’intérieur des frontières, la demoiselle de Rochefort est tout simplement l’ambassadrice du charme français à l’étranger. 1984, l’année Vidéo J. Portrait et interview fleuve à deux mois d’intervalle dans les n » 32 et 34 (avril et juin). A l’époque, elle rêve de tourner avec Maurice Pialat. Quatre ans plus tard, sa prestation exceptionnelle dans « Drôle d’endroit pour une rencontre » lui donne à nouveau accès à nos colonnes. Nous sommes en novembre 1988 (n° 83). Elle avoue un projet avec André Téchiné. Le tournage ne débutera que cette année…