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Heartbeat city

8 h 47 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

Heartbeat cityDes Cars, ce groupe de Boston, on ne connaissait («vidéoclipement» parlant) que «You might think», le nec plus ultra dans le genre où l’on voit Rick Ocasek, le leader, poursuivre de ses assiduités une superbe créature. Un clip aux excellents trucages et qui est pour beaucoup dans le succès grandissant des Cars, un des rarissimes groupes dont le look vidéo est aussi bon que la musique. La preuve : «Heartbeat City», une vidéocassette comprenant 8 clips dont 6 tirés du 33 t. du même nom sorti en 84. Autant l’avouer tout de suite : ces derniers morceaux, dont «Drive», «Hello again», «Why can’t I have you» et «You might think» notamment, sont nettement supérieurs aux deux autres («Panorama» et «Shakeit up») qui, s’ils font preuve d’une originalité certaine, n’en pâtissent pas moins d’un manque évident de moyens et d’un côté brouillon assez frustrant à la longue. Mais on oublie rapidement ces très relatives imperfections en découvrant-ou en revoyant-ces pures merveilles que sont «You might think» «Magic» où l’on voit Ocasek marcher sur l’eau d’une… piscine, «Drive» réalisé par le comédien Tim Hutton et dont l’intensité dramatique tranche avec la fantaisie débridée des autres clips. Quant à la vidéo de «Hello again» mise en image par Andy Warhol, le gourou du tout-New York branché, elle bénéficie d’un traitement de faveur puisqu’à la fin de la cassette, un court métrage de dix minutes intitulé «The making of hello again» nous fait entrer dans les coulisses du tournage de ce clip.

Rolling Stones : Rewind

Rolling StonesLe gardien d’un musée de rock s’introduit secrètement dans une chambre dudit musée. La pièce est tapissée de posters, disques et autres reliques se rapportant aux Rolling Stones. Le gardien, alias Bill Wyman, libère son pote Mick Jagger de la vitrine où on l’avait enfermé, et les deux hommes enclenchent le magnétoscope à souvenirs. Défilent alors des archives des sixties mêlées à des clips des années soixante-dix/quatre-vingt. Tel est le point de départ de «Rewind» qui est davantage qu’une cassette de compilation dans la mesure où une solide intrigue relie le tout. De plus, les clips proposés sont tous d’excellente facture. Normal puisqu’ils sont signés Julian Temple, David Mallet et Michael Lindsay-Hogg, rien que des grandes pointures. De prestigieuses signatures visuelles dont on reconnait l’empreinte, surtout ici. Ainsi, on doit à Michael Lindsay-Hogg la quasi-totalité des clips remontant aux années soixante-dix quand, justement, les Stones étaient pratiquement les seuls à en tourner. Citons notamment «Angie» filmé en 1973, «It’sonly rock and roll» (1974) où les Stones, habillés en marins, finissent submergés par un bain de mousse. Un crochet par le Français Freddy Hauser et son « Brown sugar » tourné live à Paris en 1976 et nous en sommes déjà à David Mallet. On doit à ce dernier deux clips tournés en studio («She’s so cold» et «Emotional rescue») et s’appuyant surtout sur les poses de Mick Jagger. Retour ensuite à la case départ et à Lindsay-Hogg qui, en 1981, s’occupe de «Waiting on a friend» et de «Neighbors». Ce clip repose sur un concept original (la caméra-voyeur s’intéresse à la vie des habitants d’un immeuble). Une habile façon ‘ d’annoncer ainsi la série des clips tournés l’an dernier sous la houlette de Julian Temple. «Under-caver», «Too much blood» et «She was hot» sont autant de mini-films au solide scénario et à l’impact certain. La preuve : ils ont eu à subir, à divers degrés, les foudres de la censure télévisuelle britannique qui conteste, par exemple, la violence de «Too much blood». Un clip encore inédit en France et inspiré du fait-divers qui vit un cannibale japonais découper sa dulcinée en petits morceaux. Incroyable mais… clip !

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01/15

To Russia with Elton

8 h 43 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

To Russia with EltonEn mai 1979 (du 21 au 24 au Concert Hall du BolchoT de Léningrad et du 27 au 30 à Moscou), Elton John, accompagné par le percussionniste Ray Cooper, donnait une série de huit concerts en Union Soviétique. Un exploit quand on sait les difficultés rencontrées par les chanteurs de rock occidentaux à se produire dans ce pays. En accord avec les autorités russes, Elton a alors été filmé par la télévision anglaise qui l’a également suivi dans ses déplacements. Le résultat se révèle très probant dans la mesure où le réalisateur transcende le simple filmage de concert en y mêlant des séquences tournées sur le vif à Leningrad ou Moscou. Les fans d’Elton (et tous les autres, précisons-le) retrouveront avec plaisir le chanteur interprétant, seul au piano, «Back in the URSS» deb Beatles en guise d’ouverture de son spectacle, puis «Yoursong», «Daniei», le superbe «Tonight», «Rocket man», «Bennie and the jets» ou «Someone saved my life tonight» parmi tant d’autres. Parmi les moments pittoresques de cette cassette, citons celui où Elton chante «Candie in the wind», son émouvant hymne à Marilyn, dans les studios froids de la télé soviétique ou encore ses pérégrinations sur la Place Rouge où il déambule en veston violet, pantalon jaune et bottes à hauts talons dans l’indifférence générale. Autres moments forts : une réception chic et anachronique à l’ambassade d’Angleterre ou bien l’interview d’un fan moscovite d’Elton montrant fièrement sa collection de disques pirates.

The last waltzThe last waltz

Cela se passait le 6 décembre 1976 à San Francisco, au Winter-land. Ce jour-là, c’est la fête des Grâces, aux États-Unis, le Thanksgiving, c’est aussi le jour qu’avait choisi le Band pour donner son concert d’adieu. Adieu à la scène, à la communauté, aux bonnes vieilles jam. L’histoire du Band avait commencé en 1959, dans le pays des lacs et des montagnes rocheuses, au Canada. Ils accompagnaient alors le king du rockabilly et du country rock : Ronnie Hawkins et s’appelaient simplement : the Hawks. Après avoir traîné ses bottes dans les boîtes et les tavernes du sud des États-Unis, le groupe se sépare de son chanteur, enregistre trois disques avec John Hammond et s’acoquine enfin avec Bob Dylan qu’il accompagne dans une tournée mondiale. Et puis dès 68, le groupe commence à enregistrer ses propres albums. Le succès n’est pas fulgurant, mais on note déjà l’originalité du style puisé dans les richesses traditionnelles et rurales des États-Unis. Le Band multiplie les albums, les tournées et les sessions avec de célèbres rock-stars… jusqu’en 1976 où il se prépare pour sa dernière danse au Winterland. Ainsi va la vie. Une guitare chasse l’autre. Mais avant de rendre définitivement les armes, le Band avait convié pour ce dernier concert quelques-uns de ses amis : Paul Butterfield, Neil Diamond, Eric Clapton, Bob Dylan (of course), Ronnie Hawkins, Emmylou Harris, Van Morrisson, The Staples, Neil ‘Young, Ron Wood, Muddy Waters, etc. Ce fut pour ainsi dire la jam du siècle filmée pour la circonstance par un maître ex-mise en scène, auteur de «Mean Streets» et de «Taxi driver» : Martin Scorsese. Vous imaginez la suite, elle tient dans ce film de 113 minutes qu’il est toujours bon de remettre sur sa platine vidéo.

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12/14

Sylvie Vartan live à Las Vegas

8 h 40 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

Sylvie VartanLe 9 décembre 1982 : une date à marquer d’une pierre blanche dans la carrière de notre Sylvie (multi) nationale. Elle y faisait ses débuts live aux États-Unis, concrétisant ainsi un vieux rêve caressé depuis longtemps. La cassette du show nous parvient aujourd’hui avec un léger retard, au moment où la chanteuse annonce son intention de s’orienter vers une nouvelle formule de spectacle. Alors, de quel œil faut-il voir cette première mouture des aventures de Sylvie-goes-to-Hollywood ? N’oublions pas d’abord que ce show a plus ou moins été conçu et présenté en fonction des goûts du public américain. D’où la pléthore de standards US tels que «Gloria», «Bette Davis eyes» ou «Smile» qui, d’habitude, ne font pas partie du répertoire de Sylvie. On apprécie bien sûr ces versions vartanesques à leur juste valeur, surtout «Bette Davis eyes» que Sylvie, superbe et magnifiquement filmée, nous sert façon vamp-voix-rauque-et-moues-sexy de rigueur. Il reste qu’on est en droit de regretter un peu tellement puisqu’il suffit que la chanteuse puise dans son propre répertoire («Merveilleusement désenchantée» ou «La Maritza») pour mettre le public dans sa poche. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant et remarquons que cette cassette est habilement conçue, avec une alternance de chansons et de commentaires gazouillés en anglais par Sylvie, confortablement installée dans sa loge et expliquant la teneur de son spectacle.

Linda Ronstadt: what’s new

Linda RonstadtIl était une fois Linda Ronstadt, une chanteuse américaine de country-rock, célèbre juste comme il faut et qui rêvait d’élargir son répertoire. Elle met alors au placard ses rengaines signées Elvis Costello, les Everly Brothers ou Buddy Holly pour aborder un répertoire plus classique. Vedette, en 1981, de l’opérette «Pirates of Penzance», la voilà qui louche (musicalement) du côté des années trente/quarante en sortant «What’s new», un album où elle reprend des titres précédemment interprétés par Billie Holiday ou Frank Sinatra, entre autres. Le tout arrangé par Nelson Riddle, l’orfèvre-orchestrateur de l’époque. A défi hardi, pari réussi puisque Linda, filmée ici à l’Arlington Théâtre de Santa Barbara en mars 84, s’adapte parfaitement à un style qui n’était pas du tout le sien au départ. La réussite se situe d’abord au niveau visuel. Grande formation dirigée par Riddle himself, rideaux de velours, éclairages diffus, décor de nuit étoilée : tout rappelle ici les années quarante. Linda elle-même, coiffure, attitudes et robe d’époque, ne dépareille pas, égrenant ses chansons d’une voix cristalline. Elle s’approprie «I’ve got a crush on you», «hang my tears out to dry», le superbe «Someone to watch over me» composé par les Gershwin, «I don’t stand a ghost of a chance» dominée par un très beau solo de saxo. Autre moment réjouissant de ce concert : le medley boogie comprenant «Hey Daddy», «Mister Sandman» et «Take me back to the chacha» que Linda chante entourée par trois charmantes choristes, dans la pure tradition des Andrew Sisters.

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12/14

Dire Straits : alchemy live

8 h 37 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

Dire StraitsImaginez les superbes envolées de guitare de J.J. Cale et la voix de Bob Dylan. Ajoutez-y les mélodies du sieur Mark Knopfler. Et vous obtenez Dire Straits. Cet album vidéo qu’il nous présente s’appelle «Alchem». On ne saurait trouver meilleur titre pour décrire l’univers musical de ce groupe anglais. Enregistré lise en juillet 83 et produit par Lime light Films Production (une des premières et des meilleures maisons de production de clips), cette vidéocassette se contente néanmoins d’être le reflet du concert donné. L’éditeur a d’ailleurs mis sur le verso de la jaquette : «Cette vidéocassette ne comporte ni mixage, ni trucage d’aucune sorte». Nous voilà avertis. Il ne s’agit pas de voir quatre-vingt dix minutes de clips, mais bel et bien des extraits de concerts. A chacun d’applaudir ou de regretter. Quant à la musique, elle est là, très bien enregistrée. Ciselée comme par un joaillier. Aérienne et vive. Bon son ne saurait mentir. L.K.

Billy JoelBilly Joel live from long island

Revoilà Billy Joël, Mister «Piano man», pour reprendre le titre d’une de ses premières chansons. Filmé live au Nassau Coliseum en 1982, il nous parvient égal à lui-même, c’est-à-dire un auteur-compositeur-mélodiste hors pair, dans la lignée des Paul Simon et autre Elton John auquel on l’a trop souvent comparé musicalement, à tort plus qu’à raison. Son tour de chant est, à quelques nuances près, à l’image de sa carrière, avec une première partie tout en douceur et comprenant ces ballades habilement dosées que sont « Mylife» «Allentown», «Piano man», «Scandinavian skies», «Scenes from an italien restaurant», sans oublier «Just the way you are», le plus gros succès populaire et commercial de Billy. Des morceaux plus enlevés tels que «Angry young man», «Movin out» et «Pressure» font, de temps en temps, acte de présence entre deux slows, comme pour mieux annoncer la seconde partie, nettement plus rock. C’est alors que le chanteur égrène à un tempo d’enfer «It’s still rock and roll to me», «Sometimes a fantasy», «Big shot», «You may be right» et « Only the good die young ». Du rock pur plus que dur, qui peut surprendre ceux qui en sont restés au Billy Joël d’il y a cinq ans. Mais celui-ci n’entend pas en rester là. Lui qui chante les sept premières chansons de son concert vissé à son piano, le voilà qui conclut juché sur ce même piano et arborant des poses de rocker et un jeu de jambes garanti d’origine.

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11/14

Donna summer : a hot summer right

8 h 35 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

Donna summerVous aimez les rythmes chauds ? Non pas ceux des tropiques. Mais plutôt ceux humides et urbains des grandes villes américaines fortement colorés. Alors c’est le moment de retrouver madame Donna Summer. Impératrice du disco en son temps et reine toutes catégories des bons «grooves» qui vous donnent le tournis. Enregistrée sur la scène du Pacific Amphithéâtre de Los Angeles lors d’une chaude nuit d’été (d’où le titre, «A hot summer night»), Donna se donne pendant une heure vingt d’un spectacle qui réjouit autant l’œil que l’oreille. Elle y va bien entendu de ses grands succès : «Love is in control», «On the radio», «Hot stuff» jusqu’au fabuleux «State of indépendance» des sieurs Vangelis et Anderson. Chaque chanson est prétexte à un tableau soigneusement mis en scène. Avec force figurants et somptueux décors. Le public, aussi, n’est pas en reste qui participe totalement à cette performance. Très chaud le show. On peut le voir même plusieurs fois sans se brûler.

Asia in Asia

Le groupe Asia est, pour beaucoup, synonyme de rock «symphonique «pour ne pas dire grandiloquent, distillé à fortes doses répétitives. Ce concert live filmé au Budokan de Tokyo par la chaîne de télé américaine MN, reflète et amplifie cette sensation qu’on a d’entendre et de voir la même chanson pendant soixante minutes, même si de légères variations nous permettent de distinguer «Only time will tell» de «Heat of the moment» ou de «Sole survivor». Ce concert est filmé ultra-classiquement par David Mallet qu’on a connu plus inspiré, notamment lorsqu’il dirigeait David Bowie dans «China girl». Il faut dire, à la décharge de Mallet, que la présence scénique des membres d’Axis n’est pas des plus évidentes, exception faite de Cari Palmer, le bassiste, qui se démène comme un diable pour insuffler un peu de vie sur scène.

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11/14

Le jugement des flèches

8 h 33 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

Le jugement des flèchesLe dernier jour de la guerre de Sécession, en Virginie, le dernier coup de feu est tiré par un soldat sudiste, O’Meara, contre le lieutenant nordiste Driscoll. Refusant de vivre sous la loi du vainqueur, O’Meara préfère rejoindre les Sioux, seule tribu indienne qui continue son combat contre les Yankees. Mais on n’est pas admis aussi facilement chez ces fiers guerriers : pour mériter la citoyenneté sioux, O’Meara doit subir le traditionnel jugement des flèches. Il y parvient grâce à l’aide d’un jeune squaw, Mocassin-Jaune, qui lui offre une cachette. Reconnaissant, O’Meara l’épouse. Les Sioux finissent par signer la paix avec les USA. O’Meara servira de guide aux ingénieurs qui viennent sur leur territoire construire un fort militaire. Comme on l’imagine bien, c’est le début de ses ennuis : s’il retrouve chez les Yankees l’officier qu’il a failli tuer, il y a les Indiens des têtes brûlées qui veulent absolument mettre de l’huile sur le feu. D’où : affrontements, massacres, supplices… Un homme blanc peut-il vraiment se faire Sioux ? C’est tout le sujet de ce curieux western antiraciste de Sam Fuller. Un film superbe, inclassable, puissamment joué par Rod Steiger, et dans un rôle de comparse sioux, un inconnu plein d’avenir nommé Charles Bronson.

Doc Holliday

Doc HollidayTout le monde connaît la plus fameuse histoire de l’Ouest, celle de Tombstone et de son règlement de comptes à OK Corral, dont les héros étaient l’US Marshall Wyatt Earp, ses frères, et le médecin alcoolique Doc Holliday. Dans les films de John Ford ou de Sturges, l’accent était mis sur Earp, figure classique du policier idéal, tandis que Doc Holliday n’était qu’un personnage secondaire. L’intérêt du film de Frank Perry est donc, d’abord, de centrer le récit sur lui. Ensuite, de donner une nouvelle version de cette saga légendaire – un peu comme Richard Lester avait revu et corrigé l’aventure de Robin des Bois dans «La rose et la flèche». Wyatt Earp devient ainsi un politicien ambitieux, qui s’attaque au clan des Clanton, moins par idéal légaliste, que pour renforcer son prestige et assurer sa réélection. Doc lui vient en aide parce que, rongé par la tuberculose, il sait qu’il va mourir bientôt et veut que son nom reste dans les annales. Bref, c’est un western complètement démythifié que nous propose Frank Perry – ce qui n’empêche pas que la composition de Stacy Keach en Doc Holliday soit absolument superbe, comme celle de Faye Dunaway dans le rôle de Kate Eider, l’entraîneuse qui partage sa vie. C’était le début des années 70 : peu après, on a pratiquement arrêté de tourner des westerns. Ce n’est pas un hasard. C’est la fin de l’épopée, la fin d’un certain rêve.

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10/14

Stingray

8 h 30 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

Al et Elmo, deux adolescents en mal de vitesse, font l’acquisition d’une superbe Corvette rouge qui a des tonnes de chevaux sous le capot : la Stingray. A peine sortis du garage avec leur bijou, les deux amis sont poursuivis par une bande de gangsters, menée par femme déguisée en religieuse, qui sait mieux se servir d’un fusil que d’une Bible.Stingray La Stingray cache, en fait, une énorme fortune en drogue et en dollars, volée à la Mafia. Nos deux héros sont plongés dans une sombre histoire policière, ponctuée de folles poursuites où les qualités de fonceuse de la Stingray ne demandent qu’à s’exprimer. Démarrant sur les chapeaux de roues, ce film donne essentiellement la vedette au seul modèle made in USA de voiture sportive, coqueluche de tous les playboys américains. Elle roule au mieux les mécaniques et elle a les courbes aussi appétissantes que celles de la religieuse – gangster qui s’éclate à la mitraillette. Tout le reste n’est que poursuite à la Starsky et Hutch, truffée de rebondissements, de coups de feu et d’indispensables haltes aux pompes des stations services. Un vrai téléfilm à l’américaine pour les dimanches après-midi.

Solo

SoloArrivant après les événements de 1968, «Solo» fut un film aussi courageux que passionnant. Jean-Pierre Mocky y raconte les efforts d’un grand frère pour sauver son cadet devenu terroriste par idéalisme et leur fuite devant la police. Ca, c’est l’aspect aventures du film, sa trame de base ! Mais Mocky vise beaucoup plus haut. Il se livre à un constat à la fois tendre et vitriol. La tendresse, il la réserve pour ce groupuscule de jeunes anarco-idéalistes qui croient pouvoir éliminer la corruption de la société et qui aspirent à un monde basé sur l’égalité et la fraternité. Le vitriol, il l’envoie vers un establishment de puissants et de repus qui ne parviennent même plus à noyer leur ennui dans des orgies minables. Jean-Pierre Mocky, comme dans ses autres films politiques de l’époque («L’albatros» ou «L’ombre d’une chance»), se donne un personnage que l’on a souvent défini comme «anarchiste de droite». Mocky-le grand frère s’est installé dans la société en la piratant, en en profitant… Voleur, il s’intéresse à l’argent et au confort. Mais pour les obtenir, les moyens lui importent peu. Il y a du franc-tireur dans l’air ! Il est sur ses rails, installé dans une confortable routine de parasite d’une société de consommation. Avec un tel pouvoir d’adaptation aux circonstances et aux contraintes, un tel brio pour les contourner à son avantage, Mocky-le grand frère aurait pu survivre longtemps. Mais des jeunes mecs trop idéalistes et refusant de jouer le jeu lui rappellent ce qu’il a été ou ce qu’il n’a jamais eu le courage d’être… Dans un style habituel à Mocky (traits soulignés quelquefois jusqu’à la caricature), «Solo» est un thriller de réflexion intelligent !

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10/14

Rue barbare

8 h 29 min par Nathalie. Filed under: Infos générales

«Rue barbare» est adapté du roman de David Goodis, «Epaves». Et, comme précédemment dans «La lune dans le caniveau» de Jean-Jacques Beineix, on sent tout ce que Goodis apporte à une « cinégraphie ». Il y a l’univers nocturne de Goodis, la symbolique des personnages de Goodis, le goût de Goodis pour la tragédie qui se déroule au fond d’un monde en impasse… Gilles Béhat a réussi son film parce qu’il a tenu compte de tous les éléments. Son polar, loin de faire dans le naturalisme, joue la carte du mythe. Sur cette «Rue barbare», il y a deux côtés. Et Chet, tant qu’il se mêlait de ses affaires, était du bon. Mais, un soir, pour avoir porté secours à une jeune Asiatique violée dans un terrain vague, il traverse la rue, passe de l’autre côté du miroir, descend vers l’enfer ! Chet essayait d’oublier, avec sa jeune épouse, un lourd passé. Mais, soudain, ce passé le rattrape et il doit faire face. Le passé est incarné par Hagen, le chef de bande, le maître du lieu. Chet et Hagen se connaissent et même s’aiment quelque part, comme deux lutteurs impénitents, comme deux frères ennemis implacables. Avec ce rapport de force, on est au cœur de tout un cinéma d’action qui cerne les mythes essentiels, western ou film samouraï.Rue barbare Et tout, dans «Rue barbare», concourt à cette impression : la couleur très «colorée», la photo très structurée, les combats très chorégraphiés et les relations entre personnages très dramatisées. «Rue Barbare», c’est aussi la révélation d’un Bernard Giraudeau qui n’a plus rien à voir avec les jeunes premiers qui ont raté leur bac. Film après film, Giraudeau est devenu un des grands comédiens français. «Rue barbare», nous le présente plus mûr, plus physique et plus rayonnant que jamais.

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09/14

Toby

7 h 13 min par Thierry. Filed under: Infos générales

Toby Dans le Grand Nord canadien, les huskies sont rois. Ces animaux mi-chiens, mi-loups sont l’objet de farouches courses de traîneaux dès l’arrivée des premières neiges. Sous leur épais* pelage se cachent de redoutables coureurs. Pour Tob Mac Teague et ses deux fils, cet univers est une source de revenus indispensable. Il n’a d’autre alternative que celle d’arriver premier avec son attelage au championnat annuel pour pouvoir rembourser ses dettes à la banque. La malchance le poursuit, et c’est To-by, son aîné, qui va devoir relever le défi et affronter les plus grands champions. La neige et le soleil. Avec pour toile de fond l’inévitable histoire d’amour, là n’est pas l’intérêt du film. Son principal attrait réside davantage dans son aspect documentaire. Les courses de traîneaux nous propulsent à 100 à l’heure dans un monde palpitant. Superbement filmées, les compétitions qui nous sont proposées ont toutes des allures d’exploits. Pour les amoureux du sport… et des animaux. Un film que toute la famille appréciera.

Renegade

RenegadeÇa ne déborde pas d’ambition et d’originalité, ça n’est pas d’une nervosité transcendante, ça patauge allègrement dans les clichés sentimentalo-gentillets, mais ça marche ! Ce « Renegade » se regarde avec beaucoup de plaisir. Au programme, naïveté et humour. Terence Hill, séparé de son éternel compère Bud Spencer, trimbale toujours son personnage de Trinita. Mais il a mis de l’eau de rose dans son vinaigre. Toujours aussi efficace à mettre hors d’état de nuire les « méchants » qui insistent pour lui faire sa fête, toujours aussi rapide et imaginatif pour retourner à son avantage les situations les plus catastrophiques, Hill a cependant remplacé sa méchanceté vitrioleuse par un parternalisme amusé et roublard. Terence Hill, toujours aussi cool, s’est embarrassé d’un jeune mec qui roule des mécaniques et à qui il va apprendre la vie (personnage interprété par le propre fils de Terence Hill, Ross). Il a aussi un cheval nommé Jo Brown, assez inénarrable, pour monter des arnaques. Quand on vous aura dit que culs-terreux et spéculateurs immobiliers vont vouloir leur faire la peau, et que Mormons et Hell’s Angels leur porteront secours, vous aurez envie de visionner la cassette. Et vous aurez raison ! On passe un bon moment, pas fatigant pour les méninges, mais idéal contre le stress.

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09/14

Sous le soleil du Brésil

9 h 12 min par Thierry. Filed under: Bons plans

Afin de promouvoir et de soutenir la sortie dans les vidéoclubs de « Sous le soleil de Satan », Palme d’or au Festival de Cannes 87, Vidéofilms organise un grand concours avec à la clé un voyage au Brésil pour deux personnes. Les participants répondent à trois questions, dans les vidéoclubs, sur le film de Maurice Pialat et à une question subsidiaire portant sur le film « Ghostriders, les cavaliers de l’enfer », l’une des nouveautés de Vidéofilms. Le gagnant, par tirage au sort, partira neuf jours au Brésil avec la personne de son choix. Il sera accompagné du responsable de son vidéoclub et du grossiste qui aura commercialisé la cassette au vidéoclub. Bonne chance à tous !

Toutes voiles dehors

La 4ème édition de la Grundig Cup s’est déroulée du 4 au 12 mai à Sainte-Maxime. Les meilleurs skippers internationaux, pour la plupart participants à la dernière Coupe de l’America, se sont affrontés sur le plan d’eau de Sainte-Maxime. Pour la première fois, une femme, Jennifer Isler, a participé à une épreuve de championnat du monde de match racing. Jennifer Isler et son équipage féminin ont terminé 9e de la Grundig Cup, devant le Français Bertrand Pace. A l’issue d’une semaine de rencontres acharnées, l’Américain Paul Cayard a pris le* dessus sur ses nombreux adversaires et a remporté l’épreuve. Marc Lefebvre, président de Grundig France, a remis à Paul Cayard un chèque de 150 000 dollars et a chaleureusement félicité le gagnant de cette course, la plus primée des épreuves de voile mondiale.

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