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05/14

Equipe de nuit

3:00 par Thierry. Filed under: Divers sujets

Deux frères se rencontrent par hasard dans la maison déserte de leurs parents, mono depuis plusieurs années. L’un (Michel Volta) est un pianiste virtuose, l’autre (Duchaussoy) une sorte de combinard douteux. Discussions, évocations du passé. Soudain, le père (Desailly) frappe à la porte, on lui ouvre, il entre, tout ça est très naturel, pas de problème. La mère (Simone Va-!ère) surgit elle aussi, semonce affectueusement ses fils, personne ne s’étonne. Ce n’est pas un film de morts vivants, d’ailleurs ces braves gens ne présentent aucun signe de décomposition. Revenants bien élevés, ils n’en font pas une montagne, agissent comme si de rien n’était. Quant aux fils, ils trouvent parfaitement normal que ces disparus, à l’étroit dans leur cimetière, viennent ainsi les retrouver. Tout ça est un peu déroutant au démarrage, on craint que Claude d’Anna n’ait voulu jouer à Bergman, mais non, pas du tout, et bientôt c’est franchement réjouissant, façon polar insolite à rebondissements bunueliens. L’abolition de la frontière entre la vie et le trépas n’est pas ici une audace surréaliste, mais une sorte de gag rampant, détonateur d’un petit théâtre nocturne, discret et narquois. En tout cas, original.

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05/14

Ce que je vous propose de faire avec vos anciennes cassettes

3:02 par Thierry. Filed under: Bons plans

cassette VHSNous disposons toujours de vidéos précieuses ainsi que des collections d’anciens films qui nous tiennent à cœur dans des cassettes vidéo. Ils nous arrivent dans certains moments de vouloir encore les revoir pour en profiter de l’instant. Mais à chaque fois, il est possible que la cassette ne marche plus, ou bien que l’on fasse face à une image et à une sonorité désagréable. Il faut croire que la cassette vidéo est un support qui perdra facilement son contenu à cause de différents facteurs.
La cassette vidéo dispose d’une bande magnétique qui se détériore avec le temps ainsi que le nombre de fois où elle est visionnée. Une fois usée, cette bande va procéder à des dégradations de la qualité de la vidéo ainsi que de la sonorité et va même finir par perdre le vidéo tout en entier. La cassette alors est un support difficile à entretenir et malgré qu’elle soit manipulée avec beaucoup de soin, elle finira toujours par rendre l’âme et faire disparaitre tout ce qu’elle contient.

À vrai dire, la durée de vie de la cassette vidéo ne dépasse pas 15 ans alors il faut toujours prévoir des solutions pour continuer à conserver nos meilleurs vidéo.
Avec l’innovation de la technologie, le monde de la multimédia propose actuellement des moyens très simples et sûrs afin de pouvoir conserver nos vidéos. Cette technique consiste à la numérisation de la cassette vidéo en un format numérique. Keepmovie est une société qui propose ce service si vous ne souhaitez pas le faire vous même. Vous avez accès à leur site en cliquant ici. Très simple à réaliser, il ne suffit que de copier la vidéo dans un poste informatique, par le biais de quelques branchements spécialisés, et ensuite d’optimiser la vidéo selon nos envies pour enfin le stocker dans un support numérique plus fiable. Il y aura aussi une possibilité d’apporter quelques modifications lors du traitement de la vidéo, dont le recoupement de certaines scènes ou bien l’introduction d’une petite musique de fond, pour ajouter encore plus de style et d’originalité. Faire le transfert de la cassette vidéo en version numérique est alors la solution infaillible pour conserver nos vidéos.

collection de cassettes

Une fois arrivée à la version numérique et que la vidéo soit stockée sur un support fiable comme le DVD, elle retrouvera une seconde vie et disposera d’une durée de vie supérieure à celle de la cassette vidéo. Il sera alors possible, avec le DVD, de visionner la vidéo facilement sur les lecteurs du salon, sur l’ordinateur ou sur n’importe quel support numérique. La version numérique sera aussi facile à copier et à partager avec les amis et la famille afin qu’ils puissent aussi profiter de l’enregistrement. Il se peut aussi que le DVD soit un des patrimoines que nos générations descendantes pourront visionnés.

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04/14

Jean-Hugues Anglade : interview

8:55 par Thierry. Filed under: Bons plans

Une fin d’après-midi printanière, un grand hôtel près des Champs-Elysées. Jean-Hugues AngladeJean-Hugues Anglade arrive au rendez-vous à l’heure pile et à la minute près. Prêt pour le rituel du questions-réponses auquel il se plie, la voix sourde et le regard toujours sur la brèche, jamais fuyant. La règle du jeu est simple : l’interviewer doit, en moins d’une heure, briser l’habituelle glace d’usage et remonter le cours d’un parcours professionnel sans faute. Et ça tombe bien, parce que la vie et les films de l’interviewé n’a rien d’un fleuve tranquille. Marin d’eau douce, Jean-Hugues surfe entre des vagues à l’âme et traverse ses océans en solitaire. Entre deux escales, il s’amuse à se fondre dans le paysage avant de replonger, tête baissée et cœur en apnée. Cap sur Beineix, Besson, Deray ou Deville, autant de directions dont il émerge quasiment intact, jamais à bout de souffle.
Trois des films où vous jouez (e Nikita » «Subway», «37°2») sont classés parmi les plus gros succès de ces dix dernières années. Paradoxalement, vous êtes une des têtes d’affiche que l’on connaît le moins. …
Et ce n’est pas pour me déplaire. Je ne tiens pas à raconter, dans la presse, autre chose que ce que je dévoile de ma personnalité à travers mes rôles. Je suis d’accord pour parler d’un film où j’apparais et du personnage que j’y joue, pas pour dévoiler des choses qui me touchent intimement.
Dans ce cas, quelle est votre réaction quand vous tombez sur des revues où d’autres comédiens se racontent «en exclusivité»? Passez-vous immédiatement à l’article suivant?
Je tourne la page, ça ne m’intéresse pas. Le travail des journalistes me passionne lorsque ces derniers consacrent des articles de fond sur un film ou le travail d’un comédien. Pas lorsqu’ils essaient d’aller au-delà ou qu’ils tentent de franchir certaines limites. Ils se transforment alors en paparazzi et perdent leur crédibilité. Les paparazzi de la plume m’effraient autant que ceux de l’objectif.
Jean-Hugues AngladeTrois adjectifs reviennent souvent sous la plume des journalistes lorsqu’ils vous décrivent : solitaire, physique, écorché vif. Vous correspondent-ils?
Oui, pour les deux premiers. Le terme d’« écorché vif» correspond davantage aux personnages que j’ai incarnés. Si je n’avais joué que des comédies, on m’aurait traité de rigolo. Comme j’ai surtout tourné des histoires graves, voire tragiques, il est plus facile de m’apposer l’étiquette d’écorché vif…
Je reviens sur la notion de solitaire. C’est ainsi que vous menez votre carrière : votre agent ne s’occupe que de vous, vous n’appartenez à aucune famille de cinéma, vous n’êtes pas entouré par une douzaine de copains…
J’aime bien les rapports exclusifs et de qualité, aussi bien en amour, en amitié ou en affaires. Quitte à n’avoir que très peu de personnes autour de moi, j’essaie de m’entourer de gens qui ont de l’énergie et du temps à me donner. Autrement, on tombe dans le superficiel, ce que je veux éviter à tout prix.
Jean-Hugues AngladeVous avez travaillé avec Jean-Jacques Beineix et Luc Besson, deux des réalisateurs les plus représentatifs et les plus controversés de leur génération. Comment expliquez-vous leurs difficultés respectives avec la presse et leur façon de les assumer?
Cette incompréhension n’est pas spécifique à Besson ou Beineix. Elle remonte à plusieurs générations et touche surtout les créateurs à forte personnalité. Ceux-ci ont forcément affaire à des détracteurs qui prennent leur contre-pied. Soit parce qu’ils ne partagent pas leur univers, soit parce qu’ils veulent les acculer à s’expliquer sur leur œuvre, leur travail ou leurs envies. Certains créateurs, comme Besson, le vivent relativement bien, d’autres moins, comme Beineix, plus rancunier. La presse, et plus particulièrement la critique, est tellement partie prenante dans le milieu du cinéma qu’il est difficile de n’entretenir que de bonnes relations avec elle. Les rapports passionnels sont forcément de la partie. D’où certains heurts et quiproquos. Mais il ne faut pas généraliser : j’ai lu de très bons papiers sur «Nikita » ou « 37°2 », par exemple. Ce qui importe finalement, c’est que le public pour qui nous tournons ces -films y trouve (ou n’y trouve pas) son compte. Le reste n’est que querelles de chapelles.
Puisque nous évoquons le public et sa façon de réagir, vous avez bénéficié, pour votre composition dans « 37°2 », d’une formidable cote d’amour qui ne s’est pas démentie depuis. Après un reportage qu’il vous avait consacré en janvier dernier, un mensuel a publié certaines des lettres suscitées par ledit article. Un des lecteurs y adressait une lettre destinée à Zorg (nom de votre personnage dans «37°2») et non à Jean-Hugues Anglade. Cet amalgame vous gêne-t-il ou vous fait-il plaisir?
Jean-Hugues AngladeJ’ai ressenti la missive que vous évoquez comme une façon poétique de m’écrire une lettre. Les spectateurs ont sans doute somatisé sur «37°2» et ses héros. Ce film a surtout touché la jeune génération qui n’a peut-être pas envie de sortir de. son fantasme. Du moins jusqu’à ce qu’elle découvre un autre long métrage qui suscitera les mêmes réactions. En tout cas, je suis heureux de constater que quatre ans après, le prénom de mon personnage est toujours dans la tête des jeunes. Je reçois ces réactions comme autant de messages de sympathie. Ça ne me dérange pas, même si j’ai parfois envie de dire aux gens que, depuis, j’ai joué dans d’autres films et tenu d’autres rôles.
Après «37°2», vous avez également failli tourner d’autres films et jouer d’autres rôles. Notamment aux Etats-Unis, aux côtés de Madonna qui avait adoré le film de Beineix. Vous vous êtes rendu à Los Angeles, rencontré la star (ainsi que d’autres producteurs et réalisateurs), étudié leurs propositions avant de retourner en France. Comment jugez-vous l’expérience avec le recul?
J’ai passé un certain temps là-bas, appris la langue (ce qui m’a servi plus tard pour le tournage de «Nocturne indien»), effectué des rencontres enrichissantes. Professionnellement, les choses se sont mises en place plus difficilement. A part quelques exceptions, un Européen a du mal à s’imposer sur le marché américain, même s’il a toutes les cartes en main. Pour ma part, je ne considère pas cet épisode comme terminé…
Une carrière dite «américaine» est-elle vraiment une figure imposée dans la carrière de tout acteur? C’est du pipeau, tout ça… (rires). Ma priorité est de tourner aux Etats-Unis, en Europe ou ailleurs avec de jeunes réalisateurs dans des films faits avec la même passion que «Subway» ou «37°2». Je n’ai aucune envie de jouer un troisième rôle dans une production avec Bette Midler, uniquement pour assouvir un vieux fantasme! L’Europe m’intéresse tout autant, et même davantage, vu tout ce qui s’y est déroulé récemment. Les événements auxquels on a assisté ces derniers mois auront sûrement des retombées bénéfiques sur le plan créatif. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que de grands metteurs en scène, comme Woody Allen, expriment l’envie de tourner en Europe…
Vous citez là celui que ses compatriotes considèrent comme le « plus européen » de leurs réalisateurs. D’ailleurs, le fossé s’élargit de plus en plus entre la profession et lui dans son pays. Je ne suis pas sûr que les metteurs en scène qui cartonnent au box-office des States en ce moment partagent la même envie que lui.
Ce ne sont pas forcément ceux avec qui j’ai envie de tourner. Je suis fermement convaincu que l’Europe n’a pas dit son dernier mot à ce sujet. Des hommes comme Bertolucci, Skolimovski ou Konchalovsky vont sûrement avoir envie de filmer en Europe où se trouvent leurs racines.
Jean-Hugues AngladeQuittons les Etats-Unis et l’Europe. Cap sur l’Inde où vous tourniez, Tannée dernière, «Nocturne indien» sous la direction d’Alain Corneau. Quelle idée aviez-vous de ce pays avant et après que vous n’y tourniez ce film?
Je n’ai aucune idée préconçue sur les pays que je visite, ni avant ni après mon passage. Avant, je reste dans l’expectative et après, je n’arrive pas à en tirer un bilan. Là est peut-être mon problème, car il serait plus simple de pouvoir clarifier ses sentiments avant, pendant et après. Dès mon arrivée, j’ai été très impressionné par le mysticisme de l’Inde et par le fait que ses habitants vivent sur un modèle totalement différent de celui en vigueur en Occident. Le héros de «Nocturne indien» remet en question toutes ses valeurs occidentales sur l’existence et la spiritualité. Ça cadrait bien avec le choc affectif que j’ai éprouvé en débarquant sur place. Aujourd’hui, plus d’un an après, je me souviens du tournage comme une expérience qui m’a enrichi professionnellement et qui m’a donné plus de lucidité sur les choses et les gens en général. (Une longue pause, puis 🙂 «Nocturne indien» a exacerbé des choses en moi. Dans un sens positif, heureusement.
Lors de la sortie de ce film, vous avez souvent évoqué l’angoisse qui s’est emparée de vous sur place. Vous parliez d’une « insécurité terrible», du mal que vous aviez à vous rendre sur le plateau. Cette peur était-elle liée au pays ou au film ?
Au deux. Les valises étaient lourdes à porter… (rires). Toutes les conditions étaient réunies pour me filer le vertige. L’Inde est un pays qui agit insidieusement. La trame du film y est pour beaucoup aussi : le personnage que j’interprète se remet en question. Il est à la recherche de son identité et évolue dans une ambiance tendue. Il est évident que ce contexte a beaucoup joué dans le fait que je me sois senti en décalage là-bas. Jouer en anglais a également demandé beaucoup de vigilance de ma part. Ça a été une pression de plus, mais je ne l’ai pas ressenti comme un problème insurmontable.
Votre composition dans « Nocturne indien » vous a valu, cette année et pour la quatrième fois, d’être nominé aux Césars. Pourtant, vous n’étiez pas dans la salle le soir de la cérémonie. Refus des Césars ou simple indisponibilité?
J’ai passé la soirée avec Eric Clapton. Je vous assure que j’étais plus heureux que si j’avais assisté aux Césars et que j’en étais reparti les mains vides! De toute façon, je n’arrive plus à croire à ces choses-là. D’ailleurs, de moins en moins de gens y croient…
Les Césars semblent bizarrement souffrir d’un manque de crédibilité dans la profession, ce qui n’est pas le cas, aux USA, avec lés Oscars…
C’est surtout une question de mentalité. Nous avons une mentalité latine, nous sommes raleurs et remettons facilement les choses en question. Très peu d’acteurs américains ont cette attitude vis-à-vis des Oscars. Ils sont animés par un esprit de compétition, ça fait partie de leurs mœurs. La majorité des comédiens et réalisateurs français doutent, eux, de l’utilité des Césars. Etre le meilleur, qu’est-ce que ça veut dire? Meilleur que qui, par rapport à quoi? En fait, les Césars font surtout la joie des producteurs des films primés.
Jean-Hugues AngladeLes Césars de l’an prochain inscriront sans doute à leur tableau d’honneur «Nuit d’été en ville», le nouveau film de Michel Deville dont vous .êtes le héros, aux côtés de Marie Trintignant, et que vous avez fini de tourner en février.
J’ai la conviction d’avoir participé au tournage d’un très beau film qui se situe à part dans la filmographie de chacun des participants. «Nuit d’été en ville» dépeint la façon dont deux personnes qui se rencontrent pour la première fois peuvent s’appréhender. Un récit situé entre minuit et 5 heures du matin, sur l’intimité, mais vécue de façon légère, sans pathos ni tragique, avec une alternance de moments drôles puis graves. C’est un film frais et léger, qui se boit comme une tasse de thé. Je l’ai déjà vu trois fois et je ne suis pas près de m’en lasser…

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04/14

Meryl Streep plus oscar que carrosse

6:53 par Thierry. Filed under: Divers sujets

Meryl StreepUne brève apparition dans « Voyage au bout de l’enfer» en 1978, un second rôle dans « Manhattan » puis «Kramer contre Kramer » en 1979, rien ne laisse pour le moment présager de sa gloire future. Son visage plutôt ingrat et son look mamie avant l’heure dissimulent des qualités exceptionnelles de comédienne. Spécialiste des rôles de composition longuement peaufinés avant chaque tournage, Meryl Streep gravit, lentement mais sûrement, les échelons de la gloire. «La mort aux enchères » (1982), « Le choix de Sophie» (1982), « Le mystère Silkwood » (1983), un palmarès prestigieux qui n’en finit plus. Imperturbable «rafleuse» d’Oscars, elle se compromet toutefois dans quelques semi-ratages (« Plenty», «Falling in love», «La brûlure»), vite enterrés par de nouveaux exploits (« Out of Africa » en 1985). Dans « lronweed », le face-à-face Streep-Nicholson en poivrots exubérants frise le cabotinage (voir sujet dans Vidéo 7 n° 71 d’octobre 1987). En 1989, «Un cri dans la nuit » enrichit sa collection d’une palme flamboyante (Prix d’interprétation féminine) à Cannes (voir sujet dans Vidéo 7 n° 89 de mai 1989). La routine ! Soucieuse de briser la monotonie, IVIeryl se tourne vers la comédie («She-devil » actuellement dans les salles, voir Vidéo 7 n° 98 de mars 1990) avec un personnage plus glamour, sinon sexy. A quand le «Streep-tease »?

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03/14

Isabelle Adjani, elle, Rebelle et Rebelote

10:46 par Thierry. Filed under: Infos générales

Isabelle AdjaniSa première couverture dans Vidéo 7, Isabelle Adjani l’obtient en mai 1983 pour notre n° 21. « Mortelle randonnée» vient de sortir et le Festival de Cannes s’apprête à vibrer au rythme de «L’été meurtrier ». Adjani, pas encore superstar, se confie en toute liberté à Michèle Halberstadt, alors animatrice-vedette à Radio 7 et qui signe là un de ses premiers articles. Un an plus tard et à l’occasion de la sortie vidéo du même film, ru-couverture (n° 39 de novembre 1984). Le succès de « L’été meurtrier », signé Jean Becker, dépasse toutes les espérances. Entre-temps, Isabelle aura enregistré un album, composé par Serge Gainsbourg, et joué, au théâtre, « Mademoiselle Julie». Quelques apparitions, frustrantes («Subway », « Ishtar »), plus tard et voilà la seule superstar de sa génération en réserve du cinéma. Le grand retour s’amorce fin 1988. Il n’est question, alors, que de « Camille Claudel », film (et rôle) reposant entièrement sur les épaules de la star. Le succès est, bien sûr, au rendez-vous ainsi qu’une ribambelle de récompenses méritées (César, Ours d’or à Berlin, nomination aux Oscars). Depuis, la presse a annoncé sa probable participation à «La reine Margot», futur film de Patrice Chéreau. Nous l’attendrons patiemment Comme d’habitude…

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03/14

Cher est-ce tes tics ou est-ce un mask ?

2:45 par Thierry. Filed under: Divers sujets

Elle revient de loin, l’ex-Mme Sony Boxa, idole aléatoire des sixties, hippie avant la lettre. Alors qu’on la croyait condamnée, comme tant d’autres, aux cabarets de Las Vegas, la voilà qui, au début des années 1980, lorgne vers le cinéma et amorce un nouveau virage. Consciente de son statut peu envié de « national joke » (blague nationale), elle décide, en 1983, de tourner le dos à son image volontiers clinquante et tapageuse. Cher auditionne auprès de Robert Altman qui l’engage dans « Reviens, Jimmy Dean, reviens». Suivent « Le mystère Silkwood », « Mask» (prix d’interprétation à Cannes) et une flopée de longs métrages qui achèvent de convaincre les irréductibles. 1988 est vraiment, pour elle, l’année de tous les succès. Elle se retrouve simultanément à l’affiche dans «Suspect » et, surtout, « Eclair de lune» qui lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice (voir notre article dans le n° 76 de mars 1988). Depuis, l’affriolante créature est revenue à la chanson (deux albums, deux disques d’or) avant de tourner « Mermaids» cet hiver.

Nathalie baye bye, mais pas au revoir !

Nathalie bayeLa quarantaine radieuse sous un sourire définitivement juvénile, Nathalie Baye revient en force après deux longues années d’absence. A l’affiche, «La Baule-les-Pins », bientôt suivi d’« Un week-end sur deux» (premier film d’une nouvelle réalisatrice nommée… Nicole Garcia). Découverte en 1972 par Truffaut («La nuit américaine», « L’homme qui aimait les femmes», «La chambre verte»), elle amorce une carrière exemplaire, riche en rôles dramatiques. « La gueule ouverte» de Pialat marque sa rencontre avec Philippe Léonard. Infatigable, elle enchaîne film sur film dès 1 979 «La mémoire courte», «Une semaine de vacances», « Le retour de Martin Guerre», «Une étrange affaire», « Beau-père» et, pour couronner le tout, le César justifié de la meilleure actrice avec « La balance» en 1981. La une de Vidéo 7 s’impose ! (n° 10 de mai 1982). Après une « Histoire» très controversée signée Blier («Notre histoire », 1984), Nathalie Baye entame sa période Hallyday (voir notre sujet sur l’acteur, Vidéo 7 n° 63 de janvier 1987) un film, « Détective», un enfant, Laure, et une nouvelle couverture de Vidéo 7 (n° 51 de décembre 1985). Sûrement pas la dernière…

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03/14

Jessica lange l’anti-star au zenith

2:43 par Thierry. Filed under: Infos générales

Jessica langePas exactement sexy, pas particulièrement tape-à-l’œil, mais redoutablement talentueuse. Mal employée dans le remake de « King Kong)) en 1976, elle décroche enfin un rôle à sa mesure avec « Ail that jazz)) (1979), avant d’éclater l’année suivante, aux côtés du monstre sacré Nicholson (« Le facteur sonne toujours deux fois»). Son répertoire dramatique bien rempli, Jessica s’essaie à la comédie. Choix judicieux : énorme succès public, « Tootsie» lui offre, en bonus, l’Oscar du meilleur second rôle féminin. Deuxième grand cru 1982, « Frances» confirme ses dons de comédienne. Une bonne raison pour faire la une de Vidéo 7 n° 20 en avril 83. Une période moins rayonnante s’annonce entre 1984 et 1986, sous le signe de l’échec (« Country », «Sweet dreams », «Crimes du cœur »). Du coup, Jessica se désintéresse un peu du cinéma, au profit d’une existence plus salutaire auprès de son Sam Shepard et de leur progéniture. 1990 : retour en force, sous la direction de Costa-Gavras (voir notre sujet dans Vidéo 7 n° 98 de mars 1990), dans une composition étonnante. «Music box » pourrait même l’alourdir d’un nouvel Oscar. Celui de la meilleure actrice, cette fois.

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03/14

Michelle Pfeiffer jolie blonde pour nuits blanches

2:42 par Thierry. Filed under: Bons plans

Michelle Pfeiffer«Michelle, ma belle »… sont des mots qui vont décidément très bien ensemble. Elle a toutefois ramé pendant des années pour imposer ses talents de comédienne, pour prouver qu’elle n’était pas seulement une jolie potiche de séries B. Maîtresse junkie et insipide de Pacino en 1983 (« Scarface», du maître De Palma), elle plonge peu après dans les rocambolesques aventures de «Série noire pour une nuit blanche», charmante comédie policière signée John Lundis. En 1988, « Veuve mais pas trop» sera l’occasion pour Michelle Pfeiffer d’exploiter ses véritables qualités d’actrice. Le vomi-échec de « Tequila sunrise », un an plus tard, est vite balayé par « Les liaisons dangereuses». Un triomphe, et, en prime, la couverture de Vidéo 7 n° 93 d’octobre 1989. Insatiable bûcheuse, elle suit des cours de chant pour son prochain film, «Susie et les Baker Boys», sorti début 1990. Performance qui lui vaut d’être nommée pour l’Oscar 1990 de la meilleure actrice.

Valérie Kaprisky atout corps

Valérie KapriskySon corps de déesse (il faut bien l’avouer) a été exploré au millimètre près dans «Aphrodite» en 1982, un film érotique de série B sans grand intérêt. Plus sage est la petite étudiante en jupe plissée de « A bout de souffle made in USA» qui fait craquer Richard Gere. Dans un tout autre esprit, mais encore pour un rôle dévêtu, Zulawski lui propose « La femme publique » en 1984. Cap risqué pour Kaprisky ! Mais elle s’en sort très bien. Une couverture de Denis-Diderot.fr, largement justifiée, pour le n° 35 de juillet 84… Malgré une prestation aussi étonnante que torturée, Valérie n’inspire bientôt que les scénarios racoleurs ou superficiels. « L’année des méduses» (1984) et « La gitane» (1985) s’obstinent à exhiber ses formes généreuses dans des personnages de garce achevée (voir sujet et couverture de Vidéo 7 n° 53 de février 1986). Sa carrière, qui agonise à petit feu, est revigorée par « Mon ami le traître» trois ans plus tard. Le film s’effondre rapidement, mais annonce un nouveau départ pour l’actrice. Son prochain long métrage, « L’amante », sort dans les salles au printemps. Pas de scènes dénudées, paraît-il, contrairement aux allusions du titre. Seul son talent sera mis à nu.

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03/14

Anne Parillaud l’éternel retour

2:39 par Thierry. Filed under: Divers sujets

Anne ParillaudOui, elle existait bien avant « Nikita », sorti triomphalement il y a deux mois. Seulement, le malentendu entre la profession, le public et elle était si grand qu’une longue pause a suivi sa première période, celle où elle s’était illustrée en tant que « Delon girl » (« Pour la peau d’un flic », « Le battant»), puis «Woolite girl» (pub pour la firme du même nom). A l’époque, nous lui consacrions un article (n° 33 de mai 1984) où Anne nous disait tout, tout, tout sur sa formation (cours Florent sous la houlette de Francis Huster), ses désirs, sa bénéfique expérience théâtrale (face à Jeanne Moreau dans « L’intoxe», une pièce présentée pendant la saison 1980-1981) et, surtout, sa volonté de ne pas tricher. Un silence de cinq ans à peine interrompu par une apparition dans «Juillet en septembre », de Sébastien Japrisot, et revoilà Anne Parillaud « Ludessonisée » à mort dans « Nikita ». Cette fois, les compteurs se remettent à zéro, le temps pour elle de jouer (et gagner) dans un jeu qui tient du « on efface tout, on recommence» de la meilleure veine. On la redécouvre, on l’encense, on la porte aux nues. Bien fait, bien joué!

Catherine Deneuve Catherine for reveurs

Catherine DeneuveLa star. L’actrice française par excellence. Belle de Jour née à l’ombre des parapluies de Cherbourg, Catherine Deneuve illumine le 7e art de sa beauté et de son charme depuis plus de vingt-cinq ans. Les plus grands acteurs lui ont donné la réplique. Son prestige international lui vaut de tourner pour François Truffaut (« Le dernier métro», avec un César à la clé), Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, mais aussi Tony Scott, Luis Bunuel et Roman Polanski. Alfred Hitchcock lui propose même le rôle principal dans un de ses films quelques mois avant sa mort. Parfumée au n° 5 de Chanel pour les Etats-Unis. Marianne au bonnet phrygien à l’intérieur des frontières, la demoiselle de Rochefort est tout simplement l’ambassadrice du charme français à l’étranger. 1984, l’année Vidéo J. Portrait et interview fleuve à deux mois d’intervalle dans les n » 32 et 34 (avril et juin). A l’époque, elle rêve de tourner avec Maurice Pialat. Quatre ans plus tard, sa prestation exceptionnelle dans « Drôle d’endroit pour une rencontre » lui donne à nouveau accès à nos colonnes. Nous sommes en novembre 1988 (n° 83). Elle avoue un projet avec André Téchiné. Le tournage ne débutera que cette année…

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03/14

Kathleen Turner Turner de feu

10:39 par Thierry. Filed under: Infos générales

Dans la tradition des belles-blondes-Américaines-qui-en-plus-ont-du-talent, Kathleen Turner excelle. Au départ, des rôles à la fois sexy et déroutants garce mystérieuse et charnelle dans « La fièvre au corps», elle poursuit sur sa lancée en 1984 avec une composition percutante dans « Les jours et les nuits de China Blue », sous la direction de l’iconoclaste Ken Russell, ou l’histoire d’une styliste de mode qui se métamorphose en racoleuse des bas-quartiers la nuit venue. Le film à peine achevé, Michael Douglas l’entraîne dans les harassantes péripéties du «Diamant vert ». Film d’aventures populaires avec, bien sûr, un méga-succès à la clé. Une nouvelle Turner s’impose au rang des stars. L’incontournable récidive, commerce oblige, voit le jour en 1986 : « Le diamant du Nil », un an après le remarquable « Honneur des Prizzi » (voir sujet dans Vidéo 7 n° 64 de février 1987). Après quelques tentatives moins concluantes, elle réapparaît aux côtés de son porte-bonheur (semble-t-il) Douglas (voir sujet sur l’acteur dans Vidéo 7 n° 95 de décembre 1989) pour « La guerre des Rose », peinture des relations houleuses entre mari et femme survoltés (voir Vidéo 7 n° 98 de mars 1990). Pour le meilleur et pour le rire !

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